Réduire les dépenses publiques dommageables à la biodiversité pour la préserver

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La biodiversité décline à tous les niveaux, sous l’effet des activités humaines (changement d’usage des terres, surexploitation, pollutions, etc.), menaçant la sécurité alimentaire, l’approvisionnement en eau potable, la santé et la résilience climatique. Selon l’IPBES1, cette érosion affecte aussi l’économie : plus de 50 % du PIB mondial (50 000 Md$/an) dépend de la nature, tandis que les coûts cachés de sa dégradation atteignent entre 10 et 25 000 Md$/an. Les financements défavorables à l’environnement, estimés à 7 300 Md$/an2, aggravent encore la crise, alors même que la levée des pressions s’avère moins coûteuse que la restauration. En comparaison, en 2023, seuls 220 Md$ environ de financements publics et privés ont été consacrés à des activités qui contribuent à la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité. Retarder les mesures de protection et de restauration de la biodiversité doublerait les coûts et risquerait des pertes irréversibles, comme l’effondrement d’écosystèmes.

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